Réconciliation

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Pourquoi faut-il un sacrement pour le pardon ?

A notre baptême, nous avons conclu une alliance avec Dieu : participer avec son Esprit au projet de Dieu.
Ce projet, c’est maintenir sa création à son image ; pour nous concrétement, cela veut dire :
puce  aimer son prochain comme Dieu nous a aimé, car nous sommes tous des enfants du Père,
puce  aimer et louer Dieu,
puce  respecter la terre sur laquelle nous vivons,
puce  se respecter soi-même, car nous aussi nous sommes créés par Dieu.

Malheureusement, dans notre vie quotidienne, il nous arrive de rompre cette alliance, de nous éloigner de Dieu. C’est ce que l’on appelle le péché. Chaque fois que volontairement nous blessons ou n’aidons pas les autres ou nous-même, c’est Dieu qui est Père de tous que nous blessons, que nous offensons.

Heureusement, Dieu nous aime ! Sa tendresse est sans limite, Dieu est fidèle. Et pour peu que nous regrettions nos actes, nos paroles ou notre manque de volonté et que nous désirions revenir vers Dieu, Il accepte de « refaire alliance » avec nous, de nous pardonner. Le pardon ne veut pas dire l’oubli, même si Jésus Christ a complètement pardonné aux hommes qui l’ont crucifié : il a gardé les stigmates des clous et de la lance. Et puis n’oublions pas que, comme tout sacrement, celui-ci nous donne une grâce : la joie intérieure de se savoir aimé et pardonné !

Après la résurrection, le Christ envoie ses apôtres poursuivre son œuvre de réconciliation entre les hommes et entre les hommes et Dieu. Chez les catholiques, le pardon que Dieu donne au pécheur par la médiation du Christ est signifié par la parole et le geste du prêtre, dans le sacrement de réconciliation.

Pouvons-nous concevoir une relation humaine sans pardon ? De même, si nous voulons vivre avec Dieu, l’Eglise demande que nous recevions au moins une fois par an le sacrement de la réconciliation.

Pourquoi aller voir un prêtre ?

On peut se confesser à Dieu directement. C’est vrai que nous avons bien d’autres occasions de recevoir le pardon de Dieu, par exemple en prenant le temps d’un examen de conscience ou dans le rite pénitentiel au début de la messe.
Mais il est bon de nous entendre dire explicitement par le prêtre de la part de Dieu : « je te pardonne ». C’est la logique de l’Incarnation, depuis que Dieu s’est dit et donné à l’humanité dans les paroles et les gestes d’un homme, Jésus, son enfant.
Et c’est après avoir entendu cette parole, ce pardon que nous pouvons nous réjouir de l’alliance renouée avec Dieu, que nous pouvons revivifier notre relation avec Lui, comme nous pouvons le vivre dans toute relation humaine.
De vivre ce sacrement par l’intermédiaire du prêtre est aussi le meilleur moyen de faire progresser sa vie spirituelle : il est toujours bon d’avoir un avis extérieur et d’expert sur comment améliorer sa relation à Dieu et aux autres.

Cela me gêne de l’ennuyer avec mes histoires ! Un prêtre, c’est d’abord un frère. Il n’a pas forcément des talents de conseiller spirituel. De toute façon, ce n’est pas un gourou. Et il est pécheur, lui aussi. Lui aussi ne tient quotidiennement que par le don et le pardon de Dieu. Il a été fait ministre, serviteur et signe vivant de ce don de Dieu et de ce pardon, qui, lui aussi, le dépasse. Présidant l’Eucharistie et toute la vie de la communauté, il a la charge de ces gestes et paroles qui font revivre, comme ces paroles du pardon.
Et puis vous ne le dérangez jamais quand vous lui demandez ce pour quoi il est fait ! N’hésitez pas à l’aborder à la sortie d’une messe.

Célébrations pénitentielles

Les célébrations communautaires pénitentielles ne sont pas prévues pour des raisons de commodités, mais pour signifier que c’est toute la communauté qui doit fêter le pardon du Seigneur.

Comment se préparer ?

On commence habituellement en faisant son examen de conscience, mais il y a quelque chose à faire avant. La réforme liturgique de Vatican II insiste sur ce point. Nous devons d’abord nous mettre devant la Parole de Dieu en lisant un passage de la Bible. L’écoute de la Parole en nous révélant l’amour de Dieu et sa miséricorde nous dévoile en même temps notre propre péché.

Il y a des manières très diverses de faire son examen de conscience. On peut partir des Béatitudes, du Notre Père ou d’un texte de la Bible qui nous a touché. On peut chercher les péchés que l’on a faits par pensée, par parole, par action et par omission. Celui-ci peut aussi être centré sur un aspect de la vie. Dans une optique traditionnelle, on peut le faire à partir des commandements de Dieu et de l’Église.

Comment se déroule la confession ?

Le sacrement est donné individuellement dans un dialogue de prière entre le prêtre et vous :
puce  vous demandez le pardon de Dieu et avouez vos péchés ;
puce le prêtre vous aide à mesurer la grandeur de l’amour de Dieu et de sa miséricorde ;
puce  vous dites une prière de contrition, c.à.d. de repentir ;
puce  Le prêtre vous donne l’absolution, le pardon des péchés, de la part du Seigneur et vous invite à un acte concret ou à une prière manifestant une ferme volonté de vivre le pardon de Dieu.

Le prêtre est tenu strictement au secret de l’aveu reçu.

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